Votre banquier adore le Livret A. Pas pour vous. Pour lui. C'est l'argent le moins cher qu'il puisse trouver. Vous lui prêtez à 2,4%. Il le place à 4%. La différence, c'est sa marge. Sur votre dos.
Le match Livret A vs assurance-vie n'est pas équitable. C'est même assez violent. Mais la plupart des Français ne le savent pas. Ils continuent d'empiler des milliers d'euros sur un produit qui leur coûte de l'argent chaque année. Faisons le vrai comparatif.
Le Livret A a un avantage indéniable : la sécurité absolue. Votre capital est garanti par l'État. Et l'argent est disponible à tout moment, sans frais. C'est parfait pour votre épargne de précaution. 3 à 6 mois de salaire, pas plus.
Mais le problème, c'est le rendement. En 2026, le Livret A rapporte 2,4%. L'inflation, elle, tourne autour de 3%. En termes réels, vous perdez 0,6% par an. Sur 50 000€ placés, c'est 300€ de pouvoir d'achat qui s'évapore chaque année.
Autre limite : le plafond. 22 950€. Au-delà, votre argent ne rapporte plus rien. Les intérêts ne comptent pas dans le plafond, mais en pratique, le Livret A ne peut pas accueillir une épargne conséquente.
L'assurance-vie est le placement le plus sous-estimé par ceux qui ne la connaissent pas. Pourtant, avec plus de 2 000 milliards d'euros d'encours en France, c'est le favori des épargnants avertis.
Rendement : Les fonds en euros (garantis) rapportent entre 2,5% et 3,5% en 2026. Les unités de compte (non garanties mais plus dynamiques) peuvent monter à 6, 8, même 10% selon les supports. Un contrat multisupport bien équilibré vise 5 à 7% de rendement moyen.
Fiscalité : Après 8 ans de détention, vos gains bénéficient d'un abattement de 4 600€ par an (9 200€ pour un couple). En pratique, la plupart des épargnants ne paient quasiment aucun impôt sur leurs gains.
Transmission : En cas de décès, chaque bénéficiaire a droit à un abattement de 152 500€. Au-delà, la taxation est de 20% jusqu'à 700 000€. C'est infiniment plus avantageux que la succession classique.
Flexibilité : Contrairement au PER ou au Girardin, l'argent n'est pas bloqué. Vous pouvez effectuer des rachats partiels quand vous le souhaitez. Les frais ont baissé ces dernières années. Certains contrats en ligne sont à 0% de frais sur versement.
Prenons un exemple concret. Vous placez 30 000€ pendant 15 ans. Comparons les deux options :
Avec le Livret A à 2,4% :
Avec une assurance-vie à 5,5% (mixte fonds euros/UC) :
Écart : 21 500€ de plus avec l'assurance-vie. Sur 15 ans. Juste en choisissant le bon support.
Les banques sont des entreprises. Leur but est de maximiser leurs profits, pas les vôtres. Le Livret A, pour elles, c'est du financement quasi gratuit. Si elles pouvaient, elles n'en parleraient même pas. D'ailleurs, certaines banques en ligne limitent les versements sur le Livret A.
L'assurance-vie, elles la proposent aussi. Mais avec des frais souvent élevés (4% sur versement, 0,8% de frais de gestion). Et des supports peu performants. Un contrat bien choisi (en ligne ou via un courtier indépendant) peut diviser ces frais par 4.
Non. Le Livret A reste utile pour votre épargne de sécurité. Celle qui dort en attendant un coup dur (panne de voiture, travaux urgents, période de chômage). Mais au-delà de 10 000€, chaque euro supplémentaire est mal placé.
Notre recommandation chez le Cabinet Mouret :
Ouvrir une assurance-vie et tout mettre sur le fonds en euros. C'est jouer au plus prudent... et perdre. Les fonds en euros sont sécurisés, mais leur rendement ne bat pas durablement l'inflation. Pour tirer vraiment parti de l'assurance-vie, il faut accepter une partie en unités de compte.
Pas besoin d'être un expert. Des allocations types existent : 70% fonds euros / 30% UC pour les prudents, 50/50 pour les équilibrés, 30/70 pour les audacieux. L'essentiel est de comprendre que le risque, c'est aussi de ne pas en prendre.
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